Un chiffre brut, un effet de seuil : plus de deux ans d’attente pour décrocher une place dans certaines brigades. En 2025, choisir un château pour se former à la pâtisserie ne relève plus du simple caprice d’esthète. À la clé, un apprentissage qui décuple les candidatures et fait basculer des carrières. Derrière la façade des grandes demeures, la compétition fait rage : quelques châteaux se taillent la part du lion, tandis que l’offre de stages s’élargit à toute la France.
La France ne délivre aucun label officiel aux châteaux réputés pour la formation en pâtisserie. Pourtant, intégrer l’un de ces lieux prestigieux n’a jamais été aussi convoité. Un contrat d’apprentissage signé dans un château reconnu peut doubler, voire tripler, les demandes sur le marché du travail. Les chiffres parlent : en 2025, quelques adresses concentrent la majorité des demandes de stages, alors que l’offre de formation continue de progresser partout ailleurs.
Pourquoi les châteaux fascinent-ils autant les pâtissiers en 2025 ?
Imaginez la silhouette d’un château posé dans la campagne française : pour un pâtissier, ce n’est pas un décor, c’est un laboratoire chargé de sens. Depuis plus de dix ans, Le Meilleur Pâtissier a figé cette image dans l’imaginaire collectif. L’émission, produite par BBC Studios France et emmenée par Jérémie Atlan, a érigé le château en symbole : c’est là que s’affrontent créativité, tradition et rigueur sous le regard expert de Cyril Lignac, Mercotte et la bienveillance de Laëtitia Milot.
Le château ne se contente pas d’être l’écrin d’un concours : il incarne un idéal. Sous ses boiseries centenaires, la pâtisserie trouve ses lettres de noblesse, entre respect du patrimoine et audace créative. Les partenaires, comme NOROHY pour la vanille, ne sont pas choisis au hasard : chaque ingrédient, chaque geste compte, jusque dans l’environnement où il est sublimé.
Ce magnétisme opère bien au-delà du cercle des professionnels. Le château devient le théâtre d’une expertise célébrée, d’un savoir-faire mis en valeur. Depuis la première saison, la production menée par Géry Leymergie sélectionne les sites pour leur aura : chaque année, un nouveau lieu, une nouvelle histoire, mais toujours la même exigence. La pâtisserie, exigeante et passionnée, y trouve une scène à sa mesure.
À quoi ressemble un château idéal pour accueillir le Meilleur Pâtissier ?
Oubliez le simple alignement de pierres et de tourelles. Un château pensé pour Le Meilleur Pâtissier doit conjuguer héritage, accessibilité et fonctionnalité. Depuis la saison 13, le château d’Ormesson, à Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne), propriété de la famille de Jean d’Ormesson, coche toutes ces cases : à deux pas de Paris, il simplifie la logistique sans sacrifier au prestige.
Les critères qui orientent le choix du site sont concrets : ils garantissent que la magie opère sans faille lors du tournage.
- Un parc arboré assez vaste pour accueillir le chapiteau blanc emblématique et toute l’infrastructure technique.
- Des intérieurs spacieux, capables de recevoir jury et candidats dans une atmosphère conviviale et fonctionnelle.
- Des logements pour les membres du jury sur place ; les candidats, eux, séjournent dans un hôtel voisin pour préserver la dynamique du groupe.
Le château d’Ormesson prend la relève de ses célèbres prédécesseurs : Neuville à Gambais, Groussay à Montfort-l’Amaury, Maillebois près de Chartres. Chacun avait son identité : jardins sculptés, salons historiques, silhouettes inimitables. Mais aujourd’hui, la proximité du Val-de-Marne offre un compromis gagnant entre tradition, facilité d’accès et identité visuelle, devenu la référence pour la production.
Zoom sur les principaux châteaux en lice cette année : forces et faiblesses
Château d’Ormesson : l’équilibre moderne
À Ormesson-sur-Marne, le château d’Ormesson s’impose pour sa localisation, un atout décisif pour les équipes et la production de « Le Meilleur Pâtissier » sur M6. Hérité de la famille d’Ormesson, ce lieu a accueilli des figures comme Jackie Kennedy ou Valéry Giscard d’Estaing. Son parc facilite l’installation du chapiteau, tout en offrant un environnement paisible, propice à la concentration. Seule réserve : ses aménagements modernes, qui dénotent face au classicisme de certains sites concurrents.
Château de Groussay : le souffle du patrimoine
Le château de Groussay, à Montfort-l’Amaury (Yvelines), classé monument historique, incarne le choix de l’authenticité : jardins à l’anglaise, salons d’époque, perspectives théâtrales. Les passionnés de pâtisserie française apprécient son raffinement. Mais l’éloignement de Paris et la complexité logistique pèsent lourd dans la balance pour les grandes productions.
Château de Neuville et Maillebois : authenticité et discrétion
Neuville, à Gambais, et Maillebois, près de Chartres, offrent un cadre plus intime. Parcs ombragés, ambiance conviviale : ces châteaux privilégient la simplicité, favorisant les échanges entre jury, candidats et chef pâtissier. Cependant, leur capacité d’accueil limitée et leur éloignement compliquent l’organisation d’un tournage de grande ampleur.
Notre verdict : le château qui sublime vraiment l’expérience pâtissière
Parmi tous les sites qui ont accueilli Le Meilleur Pâtissier, un nom s’impose pour 2025 : le château d’Ormesson. À Ormesson-sur-Marne, cette demeure conjugue toutes les qualités recherchées. Les équipes de BBC Studios France saluent l’aisance logistique, la proximité de Paris et la tranquillité d’un parc conçu pour le travail intense des candidats et des chefs.
Le jury, Cyril Lignac et Mercotte, retrouve dans les salons de la famille d’Ormesson un cadre à la hauteur de ses attentes. Laëtitia Milot profite d’un décor lumineux et d’un rythme naturel pour animer l’émission. Les épreuves techniques, désormais confiées à des chefs comme Pierre Hermé ou Nina Métayer, prennent une toute autre dimension dans ce cadre patrimonial.
La maîtrise de l’organisation est un autre atout : chaque étape du concours, du choix des ingrédients NOROHY à la remise du cupcake d’or, bénéficie d’une préparation sans accroc. Le château d’Ormesson parvient à préserver la discrétion nécessaire au bon déroulement du tournage tout en offrant un décor raffiné pour les moments clés de la compétition.
À la croisée de la tradition et de la modernité, ce château incarne le compromis recherché par tous : production, jury, candidats. En 2025, c’est ici que l’aventure pâtissière prend tout son sens, et que les histoires les plus marquantes s’écrivent, entre héritage et renouveau.


